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Cancer, décès, funérailles, incinération …

8 mars 2013

Lien : http://www.organisons-nous.com/cancer-deces-funerailles-incineration

Il est un événement auquel on ne s’attend généralement pas, et face auquel on est particulièrement démuni, c’est la perte d’un être cher.
Qu’elle soit consécutive à une longue et pénible maladie ou aussi soudaine qu’un arrêt cardiaque, ou pire encore, qu’il s’agisse d’un enfant, il y a certaines choses qu’il vaut mieux savoir.

J’ai perdu ma mère il y a environ quatre semaines et j’ai été confrontée à un ensemble de choses que je n’aurais jamais imaginées.

1. L’état de choc

La mort de ma mère n’a pas été inattendue puisqu’elle a été consécutive à son troisième cancer et à une lourde et triste hospitalisation.  Cependant, je n’avais absolument pas imaginé que je resterais prostrée pendant deux à trois semaines. Incapable de me concentrer, de décider ou de prévoir quoi que ce soit, d’effectuer les tâches les plus routinières, j’ai passé plus de vingt jour sans plus me préoccuper de rien, avec les conséquences gênantes suivantes :

  • rupture de paiements
  • perte de documents importants
  • actions non effectuées ou non terminées
  • dossiers finalisés hors délais…

Un mois après, je peux enfin commencer à récupérer le retard et me mobiliser.  J’ignore si cette réaction est fréquente, mais si j’avais pu la prévoir, j’aurais pris des dispositions.

Ce que j’avais pu prévoir…

Il est bon de noter que d’excellents livres existent pour préparer les enfants à la disparition, subite ou non, de leurs grands parents :

  • « Alice au pays du cancer », malheureusement indisponible mais dont on m’a dit le plus grand bien.
  • « Mon grand’père est un fantôme », qui sensibilise les petits à l’importance des au-revoirs.
  • « Un noeud à mon mouchoir » de Bette Westera, pour se souvenir.

Demandez conseil à votre bibliothécaire.

L’oncologue nous avait fourni un ensemble de brochures qui nous ont bien aidés également, que j’ai laissé traîner dans toute la maison, me basant sur l’hypothèse (qui s’est révélée exacte) que mes enfants liraient tout ce qui serait à leur portée. Je me suis assurée qu’ils en avaient pris connaissance et transmis à leur petit frère.
Pessimiste, fataliste… j’ai préféré informer les plus grands (10 et 9 ans) de la maladie de leur grand-mère, de son issue incertaine…  Ils n’ont pas été pris au dépourvu.
D’autant plus que j’avais prévenu les institutrices et le directeur de leur école en leur demandant d’aborder, si possible, le sujet en classe.

Ce que je n’avais pas prévu mais qui s’est révélé utile…

Le meilleur cadeau que j’aie fait à ma mère a été un smartphone : il lui a permis d’écouter des livres et des audiocaments durant sa chimiothérapie, de prendre des photos de ses petits-enfants, et d’envoyer des SMS à ses amis. Quand elle n’a plus été capable de parler, j’ai pu lui lire la liste de ses contacts afin qu’elle m’indique ceux qu’elle souhaitait que je prévienne. Et heureusement, je connaissais le fonctionnement de son GSM, choisi en fonction de son ergonomie et de ma capacité à en expliquer l’usage.

Je me suis promis de faire un jour un article sur les mp3 et en particulier les audiocaments et les CD de méditation. Je pense que ce qui m’a encore été le plus précieux ces derniers mois a été ma pratique de la méditation « mindfulness » ou méditation de pleine conscience, principalement connue pour ses effets sur le stress, la dépression et la douleur chronique mais très utile également dans la gestion des émotions.  Se laisser submerger par la colère et la tristesse est légitime, mais inutile, et peut vous empêcher d’entendre ce que la cancérologue essaye de vous dire.  A contrario, mettre ses émotions entre parenthèse laisse l’esprit disponible pour écouter et poser les questions utiles, si douloureuses soient-elles.

Mon homme a eu l’excellente idée d’imprimer et encadrer une photo pour la poser sur le cercueil. Elle a également servi à illustrer des cartes pour remercier les personnes qui ont témoigné de leur sympathie.  Et à aider les amis qui nous ont rendu visite au crematorium à identifier la pièce qui nous avait été assignée pour les recevoir.

Si j’avais pu prévoir….

J’aurais cherché aide et assistance

Dès l’hospitalisation de maman, j’aurais fait appel à divers services, dont en premier lieu une centrale d’aide à domicile (ou aides familiales) disponible auprès de chaque mutualité.  Cela m’aurait évité de prendre un tel retard dans mes obligations administratives, le ménage, etc.  Je n’ai pas voulu limiter mes trajets ni ma présence à l’hôpital, mais bien entendu, quand vous êtes à la clinique ou sur la route, vous n’êtes pas en train de travailler ni de vous occuper de la maison.  Si certaines choses peuvent attendre, il n’est pas prévu que vous puissiez vous abstraire de toutes vos obligations professionnelles, légales, scolaires, administratives…  Qui va s’en occuper ? Certains retards peuvent coûter une fortune (une amende de l’administration de la TVA, c’est 15% !).

Carnet de notes pour ne rien oublier et s'organiser

Carnet de notes pour ne rien oublier et s’organiser

J’aurais également cherché plus activement quelqu’un pour garder les enfants. Heureusement, mes amis étaient présents pour les encadrer lors des soirées de présence au funérarium.
Je n’ai pas emmené mon plus jeune fils au crématorium, que j’ai du quitter prématurément pour aller le rechercher à la garderie.  Mieux préparée, j’aurais pu demander à quelqu’un de le reprendre en attendant le retour du reste de la famille.

J’aurais pris beaucoup de photos !

J’ai été vraiment dépitée de me rendre compte que je possédais vraiment peu de portraits de ma mère.  Elle n’aimait pas être photographiée, et ces dernières années, elle accusait les marques de la maladie, ce qui la rendait encore moins photogénique. Je n’ai que deux photos correctes de mes parents ensemble !

Je n’ai également commencé que très récemment à documenter ma photothèque, et j’ai eu beaucoup de difficultés à retrouver des photos de maman.  Heureusement, nous avions scanné quelques photos de son enfance et de sa jeunesse lorsqu’elles sont entrées en notre possession, et mes disques durs sont assez bien organisés.

J’aurais pris beaucoup de notes

Cet état de choc (je ne trouve pas de terme plus approprié, il ne m’a pas semblé qu’il s’agissait d’un épisode dépressif, mais je n’ai pas vu de médecin) s’est en outre accompagné de pertes de mémoire particulièrement importantes, tant chez moi que chez mon conjoint, et surtout mon père.  Est-ce moi ou quelqu’un d’autre qui s’est trompé en communiquant les heures de la cérémonie ? Cela n’a plus beaucoup d’importance aujourd’hui, mais si la tâche de prévenir les amis après un décès me revenait à nouveau, je confirmerais les horaires et adresses par écrit (email ou SMS…).

2. Les professionnels s’occupent de tout…

L’entrepreneur des pompes funèbres est réputé s’occuper de tout… sauf des décisions qu’il faudra prendre.  Sur le moment, choisir des fleurs, de la musique, une tenue sobre ont été des décisions qui m’ont semblé insurmontables.

Voici ce qu’on m’a demandé dans les premiers moments du décès de maman (et, vu la distance, c’est encore moi qui ai été le moins sollicitée).

  • des fleurs ; un de mes meilleurs amis réalise de magnifiques ikebanas. Malheureusement hospitalisé, il a cependant pu me recommander un fleuriste capable de créer un montage superbe
  • des textes ; autant j’écris facilement quand l’inspiration m’en vient, autant je suis restée démunie. Heureusement, pas ma sœur
  • de la musique (pour la cérémonie au crématorium)
  • une sélection de photos.
montage floral

Le montage floral créé à l’occasion du décès de maman, qui adorait les fleurs et les couleurs vives

La crémation

La crémation n’est pas toujours bien vue.  Pour peu que le défunt ne souhaite pas une célébration religieuse,  la cérémonie a lieu au crématorium, puis le cercueil est emmené alors que les proches quittent la salle dans laquelle ils se sont recueillis, ont lu et entendu des textes, pendant que les photos défilaient… Durant l’incinération proprement dite, famille et amis attendent environ une heure et demie dans la salle qui leur a été réservée. Enfin, les cendres sont remises à la famille ou placées dans un columbarium ou encore dispersées selon les volontés du défunt.

J’ai assisté à trois incinérations, chacune dans un crématorium différent. Autant les deux premières m’avaient laissé l’impression d’un moment plein de dignité, de recueillement, de souvenir et de partage, autant je suis outrée de la légèreté avec laquelle le cérémonial a été mené pour maman.

La communication avec le crématorium a été rien moins que désastreuse, en tout cas à mes yeux.

Des professionnels ne devraient-il pas disposer d’une liste de spécifications pour les éléments qu’ils réclament ?
Voici ce qui m’a été communiqué :

fournir un fichier de 30 photos et de la musique pour 5 moments clés, dont un de 20 minutes.  Sur clé USB. (je cite mot à mot, j’avais noté.)

Mon neveu a donc cherché LA version du Bolero de Ravel la plus longue qu’il ait pu trouver pour combler les 20 minutes en question.

Or, à peine avais-je posé le pied dans le hall que je devais intervenir pour remanier la sélection musicale, car c’était une durée totale de 20 minutes qui nous était accordée.  L’interlocuteur du jour a donné des indications complètement incohérentes par rapport à celles données par son collègue.
des photos de la jeunesse et de l'enfance de la personne disparue pourront intéresser les proches
Les images (des photos au format JPG dont je n’ai jamais pu connaître ni la taille ni le rapport hauteur / largeur ni la résolution souhaités… même après avoir posé des questions extrêmement précises à ce sujet, et ce à plusieurs reprises !) passaient en défilement, à la vitesse d’un cheval au galop. Puis, elles ont bouclé. Plusieurs fois.
J’avais prévu une image de démarrage et une image finale puisque mon la personne interrogée au téléphone m’avait dit que les images seraient projetées durant la partie « recueillement » alors qu’elles ont tourné du début à la fin avant d’être stoppées soudainement, en plein milieu de la sélection alors qu’il avait été question d’un arrêt sur l’image finale.

Et je ne vous dis pas la facilité pour récupérer ma clé USB et celle de ma soeur !

J’ignore pourquoi le funérarium n’a pas pris en charge cette partie « technologique ». Je ne sais pas comment mon père aurait pu se débrouiller sans la collaboration de ses filles et neveux, plus versés dans ce type de manipulations.  J’imagine qu’un bon entrepreneur de pompes funèbres dispose d’un scanner.  Bien qu’elle ait bâclée, la projection de photos a été appréciée, en particulier par les personnes qui connaissaient moins bien ou depuis moins longtemps maman.

Le pire : les indications ! Il faut quand même manquer significativement de sens commun pour marquer sur la salle de réception le seul nom de jeune fille (sans le prénom !) de ma mère qui ne se servait que de son nom de femme mariée.  Tant que les issues étaient ouvertes, la porte cachait cette mention, par ailleurs plus que discrète.  Avec pour conséquence que des amis se sont déplacés et n’ont jamais trouvé le local.  Si j’avais pu imaginer une telle incompétence, j’aurais prévu le fléchage moi-même avec prénom, noms et photo ! En double pour parer aux deux possibilités : porte ouverte, porte fermée.

Enfin, mieux vaut en rire, mais mon père, qui conserve l’urne, s’est retrouvé du jour au lendemain sans la femme de ménage qui venait pourtant depuis plus de dix ans, celle-ci refusant de pénétrer dans une demeure abritant des cendres.

Les collations

Manifestement, les quantités prévues (même en tenant compte de toutes les personnes qui n’ont pu venir !) étaient franchement insuffisantes. 2 thermos de café pour 20 personnes ?  La fraîcheur des viennoiseries était douteuse.  Mon mari n’a pas hésité à poser l’hypothèse que le « catering » était récupéré après le départ d’une famille pour être présenté à la suivante.

On nous a demandé s’il fallait ouvrir le frigo. Avant que quiconque eut pu répondre, l’employé avait disparu.  Impossible de le faire revenir.

Je sais qu’un crématorium en particulier, situé en Wallonie est comparé à une usine. Je préfère une usine qui tourne bien et sans accroc à une bande d’amateurs inexpérimentés.  Voilà,  c’est dit.

3. Après le décès

Il faut s’occuper des affaires personnelles du défunt.
Pour les choses matérielles, c’est encore facile.  Parfois, la personne disparue a laissé des instructions précises.  Pour les vêtements et les chaussures, nous n’avons pas rencontré de souci, d’autant plus que je chausse trois pointures de plus que maman.  Et que ses escarpins ne peuvent être portés par ma fille.  Toutes les chaussures sont donc allées, naturellement, à ma soeur.

L’informatique

Depuis quelques temps, je me posais la question de l’identité numérique (recevant des sollicitations de facebook pour écrire sur le mur d’amis décédés ou leur souhaiter un bon anniversaire, pour tout vous dire).

Qu’advient-il de tous ces comptes ouverts (réseaux sociaux, ebay, forums, messageries, etc. ?). Travaillant sur l’ordinateur de ma fille, j’ai vu arriver un mail de sa grand-mère qui était resté dans la boîte d’envoi de cette dernière.  Suite à une mauvaise manipulations, j’ai appelé le GSM de maman…

L’épouse d’un de mes amis s’est occupée de fermer ses comptes mais que faire si personne ne dispose des mots de passe ?

De la même manière, il sera parfois nécessaire de rechercher des informations sur l’ordinateur du disparu. Ou faut-il reformater les disques durs sans les consulter ? Idem pour les SMS, les emails… Qui doit prendre la décision, et sur quelle base ?
Je conserve les lettres d’amour de mon mari, mais si nous disparaissons tous les deux, je n’aimerais pas que quelqu’un les lise.

Le décès d’un enfant

On en parle rarement car, s’il est naturel de perdre ses parents âgés, personne ne peut imaginer la mort de son enfant ! Or, ce sont des choses qui arrivent plus souvent qu’on ne le voudrait, en particulier durant la grossesse ou peu de temps après la naissance.

Le site http://www.deuil-enfant.be sera peut-être utile aux parents qui subissent cette abominable épreuve.

Tu me manques, maman
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Organisez vos photos numériques

1 janvier 2013

Lien : http://www.organisons-nous.com/comment-organiser-vos-photos-numeriques

Le début de l’année est une période propice aux rangements de toutes sortes, y compris informatiques, comme vient de nous le rappeler le tutorial mensuel, consacré aux métadonnées du site www.cours-de-photo.be, .

Avec le boom des appareils photo numériques, des GSM avec appareils photo incorporés, des smartphones… nous nous retrouvons vite avec de très nombreux fichiers d’images voire de video. Comment les stocker, les montrer, les retrouver ?  Cela va se faire en deux temps : d’abord, une bonne organisation du support de stockage, ensuite une bonne organisation au sein de ce support. C’est là qu’interviennent les métadatas.

1. le support

Certains photographes conservent les images sur les cartes mémoire.  Celles-ci ont l’avantage de ne pas prendre beaucoup de place, mais elles sont relativement onéreuses. En outre, ce qui est petit est plus susceptible d’être perdu.  Cartes mémoires et clés USB me semblent partager ces inconvénients. Enfin, je me pose la question de la pérennité de ces supports.
Personnellement, je prends beaucoup de photos et je me suis découvert récemment un intérêt pour le montage vidéo… en plus, je conserve tout (les fichiers bruts, les photos retouchées, etc.).
Donc, l’organisation de mes images est pour moi une priorité.

Les photos des deux dernières années sont sur un disque dur rapide. Celles des années antérieures, sur des disques moins performants (j’y accède en principe moins souvent).
J’organise mes dossiers selon le principe de nommage suivant : 2013-01-01-reveillon-nouvel-an-famille-houtsiplou, où, vous l’avez deviné, la première partie du nom du dossier est formée par la date des prises de vue, puis le contexte « réveillon de nouvel an en famille », enfin le lieu : « Houtsiplou ».  Les mots clés du contexte peuvent être redondants, afin de m’aider à retrouver le « bon » dossier.
Après avoir supprimé les photos manifestement ratées, « récupéré » celles que l’on peut sauver, je fais des planches contact pour chaque répertoire. Je les imprime et elles vont rejoindre un classeur avec leurs copines de l’année. J’ai plusieurs classeurs pour chaque année. En cas d’urgence, on peut donc se partager les classeurs pour que chacun cherche THE photo bucolique de paysage enneigé qui fera la carte postale de fin d’année.
Parfois plus rapide que de chercher tous les dossiers dans le nom duquel apparaît « neige »…

Recherche d'un fichier sur le nom de celui-ci

Recherche d’un fichier sur le nom de celui-ci

En 2011, j’ai visité plusieurs musées. Windows me permet de faire une recherche sur le nom du dossier en utilisant la syntaxe « nom: »
Il a également retrouvé une planche contact, me rappelant cruellement que je dois encore créer celles-ci pour mes reportages plus anciens.

2. les images elles-mêmes

Le tutorial sur l’organisation des photos que l’on peut télécharger sur le site est très complet, je vous ferai donc un résumé rapide.

Avec les logiciels de traitement d’images et même Windows, on peut ajouter des mots-clés aux images pour décrire celles-ci.

Ceux-ci se stockent au sein même de celles-ci, on les appelle les données IPTC; elles accompagnent la photo lorsque celle-ci est copiée, déplacée, envoyée, hébergée sur internet… et on peut rechercher une image sur base de cette description pour autant qu’elle ait été renseignée). Pour l’ajouter et l’exploiter, il faut utiliser un logiciel de catalogage ou le système d’exploitation. La principale contrainte est donc de se forcer à traiter ses cartes mémoire dès que possible (ce que l’on appelle l’editing quand on veut briller dans les cocktails !) avec tout le boulot que cela implique : vérification technique des images, suppression des doublons, retouche… et ajout des metadonnées.  Puis les planches contact éventuellement.

Recherche d'une image sur base des données IPTC balise

Recherche d’une image sur base des données IPTC balise

3. archivage et backups

Avec mon système, la perte d’un disque dur se révélerait catastrophique (c’est déjà arrivé) si je ne procédais pas à des copies de sauvegarde. Je copie donc autant que répertoires que possible sur CD-ROM ou DVD-ROM. Les CD sont réputés plus résistants dans le temps, il faut cependant veiller à les recopier de temps en temps (mettons, tous les 5 ans pour ceux qui sont vraiment importants).  Je stocke toutes les planches contact en racine du CD, au format PDF.

J’ai mis au point un système d’indexation de mes cd et DVD mais il est trop complexe pour être abordé dans cet article.

Cependant, vous pouvez poursuivre votre lecture avec ces articles en rapport :

ou, dans les dossiers de http://www.cours-de-photo.be :

10 choses à faire pour rentabiliser les trajets en voiture

4 décembre 2012

Lien : http://www.organisons-nous.com/10-choses-a-faire-pour-rentabiliser-les-trajets-en-voiture

…selon les circonstances et bien entendu dans le respect de la législation !

Embouteillages, à l’arrêt

  • Conserver une lavette microfibres dans la voiture et profitez des arrêts pour faire les poussières
  • Jouer avec le GPS pour calculer des distances
  • Se recoiffer / faire une retouche maquillage / se limer les ongles (classique)

Avec les enfants

  • Revoir les tables de multiplication / le vocabulaire du cours d’anglais / les dates du cours d’histoire…

Avec son conjoint

  • Aborder un sujet délicat puisque vous avez réussi à le coincer. Pas trop délicat tout de même.

Autoroute / Trajet monotone

  • Apprendre ou revoir une langue étrangère (par exemple : « l’Anglais au téléphone ») grâce aux cours de langue sur CD de la médiathèque
  • Ecouter un audiolivre (toujours avec le concours de la médiathèque)

Avec un dictaphone

  • En voiture, j’ai souvent des tonnes de choses à noter : listes de courses, envies cadeau, lettres d’insultes à l’orthopédiste incompétent qui a prescrit des semelles inadaptées à mon fils…  un dictaphone se révèle incontournable pour ne pas perdre la trace de toutes ces idées.  Un smartphone « mains libres » peut convenir, bien entendu.

Enfin seule ?

  • C’est le moment ou jamais d’écouter à fond la musique qu’on est la seule à aimer dans la famille et surtout, chanter à tue-tête !

Organisez votre recherche d’emploi, vous gagnerez du temps !

18 novembre 2012

Lien : http://www.organisons-nous.com/organisez-votre-recherche-demploi-vous-gagnerez-du-temps/

Il fut un temps où, chef d’entreprise, je recrutais du personnel.  Je regrette cette époque bénie où mon aide de camp (ma ou mon secrétaire, selon le cas) m’apportait à intervalles réguliers un cappuccino pour m’aider à faire face à mes nombreuses responsabilités. Ce que je ne regrette pas du tout, par contre, c’est la paperasse et le coût scandaleux du personnel en Belgique !

Toujours est-il que je reçois encore régulièrement des candidatures spontanées…  je viens de faire l’audit complet et gratuit de l’une d’entre elles (ce qui ne veut pas dire que vous devez m’envoyer vos CV pour relecture sous prétexte que je suis une brave fille !) et il y a des erreurs flagrantes qui ont manqué m’éborgner chez la candidate n°1.  Appelons-la Aline. La semaine passée, j’ai aussi reçu une candidature à laquelle je n’ai pas répondu (candidat n°2, que nous appellerons Bart). Vous saurez pourquoi en lisant la suite.
Curriculum Vitae
En vrac :

Un CV pas mal, mais le candidat peut mieux faire…

  • Enfin un CV et une lettre de motivation avec seulement trois fautes d’orthographe…  Et oui, quel que soit le poste, il est hors de question que j’accorde la moindre chance à une personne incapable d’écrire une ligne sans faute (comme Bart).  La faute la plus courante : Exell  ou Excell pour le célèbre tableur de Microsoft.  Comment peut-on prétendre connaître un logiciel dont on écorche le nom ?  J’ai plus souvent vu des CV avec cette erreur que sans !
  • Une authentique lettre, envoyée par la poste, avec un beau timbre…  Bien ! Aline mentionne son adresse email, mais pas Bart.  Il imagine sans doute que je vais payer (outre l’électricité, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre…) pour lui répondre.   J’ai répondu à Aline par email.
  • Malgré tout, l’adresse email à privilégier lorsque l’on postule est du genre prenom.nom@serveur.tld et pas bart_super_sex@serveurbizarre.truc. J’imagine que je ne dois pas expliquer pourquoi ? Bon, aline_81@yahou.tld reste correct…
  • Le CV en une page ! Voilà une idée qu’elle est bonne ! Tant qu’il n’est pas recto-verso (et oui, je pensais qu’après deux lignes d’expériences professionnelles, tout était dit…c’est par hasard que j’ai vu la suite).
  • Si ce ne sont pas vraiment des expériences professionnelles, pourquoi ne pas avouer « stages en entreprise » ? Surtout quand la lettre de motivation précise (je cite) « l’heure des prétentions à entrer dans un monde du travail que j’imagine épanouissant et enrichissant… »  Mais Aline a 31 ans !  Pour moi qui ai commencé à travailler dès mes 19 printemps, c’est plus qu’exotique !
  • Les diplômes, c’est bien. Moi-même, j’en ai quelques-uns (bien que j’aie commencé à travailler à 19 ans).  Mais ce qui prime, pour un recruteur, ce sont les compétences. Je ne vais pas engager quelqu’un pour rédiger un quatrième mémoire.
  • Vous saviez qu’avec votre adresse email, on peut faire une recherche sur Facebook ? C’est très intéressant. Une amie a longuement hésité à recruter Claudia… Elle devait prester certains dimanches dès 8h00.  Sur Facebook, on pouvait lire qu’elle faisait partie d’un groupe nommé « Si toi aussi tu aime (sic) faire la grace (sic) matinée le dimanche jusque 14h00 ».  Heureusement, Aline n’a pas créé de profil avec son adresse (ou elle l’a bétonné !).
  • Malheureusement, Aline ne précise pas quel poste elle aimerait occuper.  Chez Bart non plus, ce n’est pas très clair…  Aucun ne pense à me dire pourquoi il a choisi de postuler dans feu ma regrettée entreprise. J’ai toujours besoin de quelqu’un pour sortir les poubelles, dans le cadre des titre-services.  J’engage qui ?
  • Enfin, il est clair que Bart maîtrise la fonction « fusion / publipostage » de son traitement de texte…  C’est assez vague pour convenir à tout employeur, du restaurant à l’agence immobilière de grand standing.  Chaque opportunité de faire apparaître un champ personnalisé a été saisie et exploitée.  Trop à mon goût.  Par contre, à part dans l’adresse, Aline n’a en rien personnalisé son courrier. Elle ne sait même pas si je fus, enfant, une petite fille ou un petit garçon.  Elle me rappelle cruellement qu’avec mes cheveux courts, mes oreilles non  percées et mes pantalons, le doute était permis ainsi que me le fit remarquer le propriétaire du magasin de bonbons et jouets du coin.  Un mauvais point pour Aline qui m’a rappelé ce navrant souvenir de mes plus jeunes années.

Chercheurs d’emploi, voici le top des erreurs impardonnables

  1. Postuler dans une entreprise qui n’existe plus et se prétendre minutieux
  2. Postuler dans une entreprise qui n’existe plus et se prétendre compétent en recherche sur internet
  3. Dactylographier en dépit de toute orthographe et se dire perfectionniste
  4. Adresser exclusivement son courrier à « Monsieur »…  Mon opération de changement de sexe n’a pas échoué, que je sache !
  5. Ne mentionner aucune adresse email pour la réponse éventuelle.  Pas de téléphone non plus ?   C’est un secret inavouable ?
  6. Ne pas mentionner son objectif professionnel. J’aime les devinettes, mais quand même !
  7. Imprimer son CV en « Comic Sans »
  8. Illustrer son CV avec de petites fleurs (authentique)
  9. Annoncer d’emblée que l’on n’a pas son permis de conduire (à 31 ans…)
  10. Annoncer une situation matrimoniale vraiment suspecte comme « vivant maritalement avec un enfant scolarisé » (formulation bizarre, nous en conviendrons).

Cette liste à puce n’est pas triée.  L’ordre ne m’en est dicté que par mes souvenirs.

Crédit photo : http://www.flickr.com/people/desiitaly

Les astuces de rangement d’AppolineR

6 octobre 2012

AppolineR a compilé ses meilleures astuces de rangement et désencombrement (en format PDF) dans un livret illustré et plein d’humour.  Ca commence par « Réfléchissons avant de faire entrer de
nouveaux objets dans la maison ». Une des raisons qui ont motivé mon récent déménagement ! Avant d’emballer quoi que ce soit, je me suis posé la question à plusieurs reprises : « vais-je encore m’en servir  ? Quand m’en suis-je servie la dernière fois ? Qui s’en apercevra, si je l' »oublie »1 ?

On essaye aussi de prendre, dès le début, de bonnes habitudes : ne pas recommencer à encombre l’entrée (une des pièces à ranger / garder en ordre en premier lieu d’après Appoline) ! Mais le manque actuel de meubles ne me rend pas la tâche facile.

Bref, allez télécharger son livret sur son site à l’adresse http://fr.apolliner.com/2012/09/astuces-rangement-desencombrement et n’oubliez pas de lui laisser un commentaire pour la remercier !

 
1Note pour mon mari : ceci concerne les enfants, certainement pas toi mon amour !

Déménagement : l’ancien locataire a été méchant avec nous :-(

5 octobre 2012

Voilà, nous avons enfin pris possession des lieux, après bien des difficultés pour obtenir un bail commençant le premier du mois (c’est quand même beaucoup plus logique, surtout quand le 1er est un lundi. Non ?).

L’ancien locataire, manifestement, n’a pas trop apprécié mon insistance à lui succéder le 1er et pas le trois ou le quatre (je suis désolée mais si je signe pour le premier, que je paye le loyer dès le premier, que je suis responsable dès le premier,  j’entre le premier !).

Voici ses cadeaux de bienvenue :

  • un nettoyage très superficiel, d’ailleurs mentionné dans l’état des lieux…  allergie à l’eau de javel ?
  • la vidange de la cuve à mazout (pas de chauffage ni d’eau chaude, sympa…  et une délicate odeur imprégnant toute la maison)
  • des oublis peu hygiéniques (rognures d’ongles par exemple… beurk ! et je ne vous dis pas l’état de la poubelle… )
  • le refus de signer les documents de transfert d’électricité (il reste quatre euros sur le compteur à carte, je crois que j’ai bien faire de prendre des chandelles).
  • l' »oubli » de nettoyer la terrasse au désherbant  ?

Pour le contacter, ça va être difficile : je crois que l’adresse qu’il m’a donnée n’existe pas.

 

Déménagement : la remise des clés

30 septembre 2012

Lien direct :http://www.organisons-nous.com/demenagement-la-remise-des-cles

Ca fait un moment, n’est-ce pas ? La raison en est dans le titre.

Les personnes qui suivent organisons-nous sur Facebook doivent s’étonner de me voir passer sans transition de « nous refaisons la cuisine » à « nous préparons un déménagement imminent« . Avec les explications adéquates, la logique de tout cela apparaîtra.

En attendant, j’ai déjà chargé mes caisses en vue de la réception des clés, prévue pour demain.

Les caisses : le point définitif sur la question (avant débriefing en tout cas)

Concernant les caisses, je vous renvoie aux notes que j’avais prises à l’époque du déménagement de Céline (enfin, l’avant-dernier…).  En l’occurrence, à titre de mise à jour, j’ai numéroté tous les cartons sur 5 faces (en rouge) en leur attribuant une priorité (en vert).  Inventaire du contenu, priorité et fragilité éventuelle gérées en mind mapping sur ma tablette Archos (voulez-vous en savoir plus sur le mind mapping ?). Tous mes cartons ont été remplis d’une manière qui a laissé mon mari perplexe : les assiettes enrobées dans les draps de lit, en particulier. Pourquoi transporter des journaux qui saliront éventuellement les assiettes et dont il faudra en outre se débarrasser alors qu’il faut aussi déménager les textiles ?

A titre d’aide-mémoire, voici ce que je prévois d’emporter demain

  • Ma tablette Archos (forcément, elle contient l’inventaire !)
  • Une bouilloire pour faire du café (ma Senséo étant prise d’incontinence – elle n’a pas deux ans !) et les  consommables y relatifs
  • Toutes les caisses « A » et une partie des « B », tant que ça entre dans la voiture. On complète avec des sacs en plastique qui peuvent s’écraser (vêtements par exemple)
  • Tout un matériel de nettoyage : ben oui, dans quel état sera la maison ?
  • Un appareil photo pour  témoigner de l’état dans lequel sera la maison. Ca pourra servir pour l’état des lieux.  Toujours prévoir le pire !
  • Des paillassons (pas la peine de tout salir si pas indispensable) .  Beaucoup.
  • Des cales pour maintenir les portes ouvertes.
  • Bics, post-its, mon carnet de notes dans lequel j’ai noté horaires, contacts, et adresses.
  • Du papier wc ! Des ciseaux, un cutter, un mètre… tout cela dans la caisse « café ». Je serais fort étonnée qu’elle ne soit pas la première ouverte.  Priorité A++ pour la caisse « café ».
  • De la musique (ici aussi, tablette Archos)
  • Une paire de gants « spécial déménagement ». J’en profite pour remercier encore une fois l’ami inestimable qui me les a offerts.
  • Le chargeur du GSM et bien entendu le GSM lui-même
  • Une liste de courses-type vierge (dans le cahier)

Je déménage à la campagne et je suis certaine, ayant bien repéré les lieux à plusieurs reprises, que je pourrai me garer devant la maison.  Sinon, je demanderais à avoir ces fameux panneaux (payants) pour réserver les places de stationnement. Ils vous permettent d’appeler la police pour faire déplacer les véhicules indélicats. Pas de sensiblerie ! C’est votre dos qui est en jeu, quand vous ne risquez pas de vous faire renverser en traversant une avenue à forte circulation.

Comme je ne dois pas quitter la maison actuelle dans les tout prochains jours, je ne déménagerai pas de meubles lors du premier voyage.  Chaises (pliantes), table (pliante) et divan (style chauffeuse) feront partie du second trajet.